En cas de création d’une équipe « agile », que sa localisation soit faite dans le cadre d’un espace flex ou classique, cela génère une nuisance sonore pour leur voisins via des audio conférences téléphoniques sur haut-parleurs effectuées sur place, ou des débats divers entre membres de ces équipes. Cela relève parfois d’incivilités involontaires mais aussi de difficultés pour trouver un espace de réunion correctement équipé et disponible au pied levé. A cela nous pouvons ajouter le risque de voir apparaitre le sentiment chez les salariés de « perdre leur place » au sein de l’entreprise. La direction d’Axa IM n’a pris aucun de ces points en considération et l’expert désigné par le CSE a pointé l’absence totale de mesures prévenant de tels risques. L’Ugict-CGT demande à la direction de mettre à jour le Document Unique d’Evaluation des Risques professionnels (DUERP) UES AXA IM pour prendre en compte la modification drastique des conditions de travail, ce qui aurait dû être déjà fait AVANT la mise en place du projet, selon l’Inspection du travail.

L’EXPERT DU CSE A MIS EN GARDE CONTRE L’AUGMENTATION DE LA « PROMISCUITÉ » AU TITRE DU PROJET DE TRAVAIL NOMADE CHEZ AXA IM

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Par lettre du 15 mai 2019 dont l’Ugict-CGT a reçu copie, l’Inspection du travail s’est vue contrainte de mettre en garde la direction d’Axa IM contre le risque de voir apparaître parmi les salariés, à l’occasion de la mise en place du travail flexible ou bureaux nomades ou dynamiques, le sentiment de « perdre sa place » dans l’entreprise pouvant évoluer vers la souffrance au travail parmi les salariés qui sont déjà fragilisés par les réorganisations récentes au titre du plan de départs volontaires.

De même, il a attiré l’attention de la direction sur la hausse de niveau sonore pouvant occasionner une gêne ,voire un mal-être au travail au titre des bureaux nomades mis en place dans d’autres entreprises.

Selon le propre expert du CSE, des études réalisées dans le domaine des neurosciences démontrent que les espaces ouverts pouvaient favoriser un détachement de l’entreprise en raison de l’impossibilité pour les salariés de s’approprier leur espace.

Cette distanciation pourrait aller de pair avec l’inquiétude de perdre l’esprit d’équipe qui caractérise les activités de l’entreprise, notamment dans le cadre de la plateforme CORE. Lors des entretiens menés dans le cadre de l’expertise, en particulier, des managers ont exprimé des inquiétudes pointant la nécessité de reformer des collectifs de travail et non d’éclater les équipes dans l’espace.

AVIS UGICT-CGT :

Non seulement les salariés nomades d’Axa IM perdront leur place qu’ils avaient auparavant, ils seront en outre assommés par un grand nombre de nouvelles exigences liées au travail dynamique : le réglage quotidien de la hauteur des sièges, le principe du clean desk, l’obligation de travailler sur un ordinateur portable, les bulles transparentes ou encore la diminution des espaces de rangement, qui inquiète 59 % des personnes interrogées par l’expert du CSE.

À cela nous pouvons ajouter l’exigence d’installer et de désinstaller son espace de travail tous les jours, et l’interruption du travail pendant la journée pour des mises à jour informatiques (« redémarrage sauvage ») puisque ces mises à jour ne pourront plus se faire la nuit quand les ordinateurs portables seront obligatoirement déconnectés et rangés dans les casiers.

Ainsi, l’Ugict-CGT demande à la direction de mettre à jour le DUERP afin de prévenir les risques pour mieux les réduire.

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L’Ugict-CGT :

Le Syndicat qui demande à la direction de mettre à jour le DUERP UES AXA IM pour prévenir les risques induits par le projet unilatéral de travail nomade.

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